Introduction au SRAS-CoV-2

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Depuis l’apparition en décembre 2019 d’un nouveau coronavirus, maintenant nommé SRAS-CoV-2, une pandémie a été déclarée, et des interventions de santé publique jamais vues ont été mises en place. Le présent document se veut une introduction aux principales caractéristiques et aux modes de transmission du SRAS-CoV-2, et pourra guider la prise de mesures visant à limiter la propagation du virus.

Qu’est-ce que la COVID-19?

La maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) est la maladie causée par le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS-CoV-2), un coronavirus découvert récemment. Les coronavirus sont génétiquement différents des virus causant la grippe : ce sont des virus à ARN monocaténaire dont l’enveloppe est entourée de spicules formant une couronne, d’où « corona ». D’autres virus de cette famille ont été associés à des épidémies mortelles dans les 20 dernières années, soit le SRAS-CoV-1 et le CoV-SRMO, respectivement responsables du SRAS et du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (SRMO). Comme c’est le cas pour le SRAS-CoV-2, on croit que l’hôte initial de ces virus serait la chauve-souris, mais qu’ils pourraient avoir été transmis à un mammifère avant d’infecter l’humain.

La COVID-19 peut se manifester par de la toux, de la fièvre, des difficultés respiratoires, de la fatigue, des maux de gorge, des douleurs musculaires, des frissons et des maux de tête, et peut dans certains cas dégénérer en pneumonie fatale. Les personnes âgées et les personnes ayant des problèmes de santé, par exemple le diabète, une cardiopathie ou un cancer, sont les plus susceptibles d’être hospitalisées ou de mourir des suites de la COVID-19. Le taux de létalité de la maladie varie autour du globe et évolue à mesure que la pandémie progresse1. En date du 21 avril 2020, il se chiffrait à 4,6 % au Canada2.

Le taux de reproduction de base d’une maladie contagieuse, ou R0, est l’estimation, au début de sa propagation, du nombre de cas secondaires associés à un cas primaire en l’absence d’immunité, de vaccin et de mesures de prévention, pour une population donnée. Quand le R0 est supérieur à 1, il est probable que le nombre de personnes infectées augmentera. L’Organisation mondiale de la Santé a d’abord estimé le R0 du SRAS-CoV-2 entre 1,4 et 2,53, mais une étude subséquente a obtenu un R0 moyen de 3,284. Au début du processus épidémique, chaque personne infectée pourrait donc en contaminer autour de trois. Précisons toutefois que le R0 est une moyenne, et qu’il varie selon l’endroit et les modes de transmission locale5. Il ne tient généralement pas compte des cas secondaires asymptomatiques, à moins qu’un dépistage massif ait permis de les détecter6.

Comment le virus se transmet-il?

Gouttelettes respiratoires

Les principaux modes de transmission interhumaine du SRAS-CoV-2 sont le contact direct avec une personne infectée et le contact direct avec des gouttelettes respiratoires7. Une personne produit des gouttelettes respiratoires quand elle parle, respire, tousse ou éternue, et la probabilité d’exposition virale est maximale lorsqu’il y a contact étroit et prolongé avec une personne infectée. Les pratiques d’hygiène respiratoire recommandées (comme se couvrir la bouche lorsqu’on éternue ou tousse) servent à empêcher la diffusion de grosses gouttelettes respiratoires (plus de 5 µm de diamètre). On considère que celles-ci sont projetées à moins d’un mètre avant de tomber au sol, ce qui explique la distance d’éloignement sanitaire de deux mètres préconisée pour limiter la contagion dans la population générale7-10. Les petites gouttelettes et les aérosols (moins de 5 µm de diamètre) produits quand une personne parle11, chante ou respire pourraient rester dans l’air plus longtemps. Selon des données préliminaires obtenues dans des conditions expérimentales, la période de viabilité du SRAS-CoV-2 dans l’air, à courte distance, pourrait être de plusieurs heures12, 13. La dispersion des gouttelettes et des aérosols peut cependant être influencée par des facteurs environnementaux (voir la section Sensibilité du SRAS-CoV-2 aux facteurs environnementaux plus bas). L’importance relative de la transmission par voie aérogène doit faire l’objet d’autres recherches, et pourrait entraîner des différences dans les recommandations de la santé publique pour les espaces intérieurs et extérieurs12,14-16.

Contact avec les surfaces

Le contact de la main avec une surface contaminée (vecteur passif) suivi du contact avec les yeux, la bouche ou le nez est un autre mode de transmission reconnu du SRAS-CoV-27. Les surfaces peuvent devenir des vecteurs passifs quand des gouttelettes, des aérosols, des expectorations ou des matières fécales s’y déposent, soit directement, soit indirectement par contact de la main après avoir touché un objet contaminé. Le risque de transmission dépend alors de la concentration de particules virales viables et de la période de viabilité du virus sur la surface concernée (voir la section Persistance sur les surfaces plus bas), et est réduit par le maintien d’une bonne hygiène des mains et le nettoyage et la désinfection systématiques des surfaces17. Le lavage des mains au savon pendant 20 secondes, suivi d’un rinçage, dissout la couche lipidique du virus, ce qui le rend non viable, et réduit le risque d’infection en dispersant les particules5, 18. Le désinfectant pour les mains, qui inactive aussi le virus, peut remplacer le lavage des mains19. Les désinfectants chimiques ont le même usage, mais sur les surfaces. Santé Canada20 et l’EPA des États-Unis21 ont chacun dressé une liste des désinfectants approuvés pour éliminer le SRAS-CoV-2 sur les surfaces dures. De son côté, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a créé des lignes directrices sur le nettoyage et la désinfection efficaces des espaces publics pour y éliminer le virus22.

Transmission par les selles

Selon des données probantes, le SRAS-CoV-2 est excrété dans les selles23 et détectable dans les toilettes des personnes atteintes de la COVID-1914, 15. Plusieurs études ont révélé la présence de l’ARN du virus dans les selles, mais seules quelques-unes ont détecté des particules infectieuses24. Pour le moment, les données sont insuffisantes pour déterminer si la voie fécale-orale (contact de particules fécales d’une autre personne avec la bouche, contamination fécale de la nourriture) contribue à la progression de la pandémie actuelle.

Quand le virus se transmet-il?

La période d’incubation (le délai entre l’exposition au virus et l’apparition des symptômes) moyenne est estimée à environ 5 jours25, 26. Les modèles indiquent qu’elle varierait entre 2 et 11 jours (entre le 2,5e centile et le 97,5e centile)27, 28. Les personnes infectées peuvent transmettre le virus avant de présenter des symptômes (transmission présymptomatique) et quand ils sont symptomatiques. Les données actuelles portent à croire que la transmission se ferait surtout après l’apparition des symptômes, mais il faudra poursuivre les recherches pour comprendre l’importance relative de la transmission présymptomatique et asymptomatique29.

Transmission présymptomatique et asymptomatique

Des recherches sur la transmission présymptomatique sont en cours; des cas ont été rapportés dans l’État de Washington30, en Chine31 et à Singapour32. La quantité de particules infectieuses excrétées avant l’apparition des symptômes n’est pas bien caractérisée, puisque la transmission par le principal mode (grosses gouttelettes respiratoires) est limitée en l’absence de toux et d’éternuements30. D’après He et ses collaborateurs (2020)33, l’infection serait transmissible environ 0,6 à 2,5 jours avant l’apparition des symptômes. Les personnes infectées qui ne développent jamais de symptômes pourraient aussi propager la maladie, mais l’intervalle de contagion est toujours à l’étude. Pour l’instant, il semble que la transmission asymptomatique soit plus probable quand deux personnes ont un contact étroit et prolongé, par exemple entre membres d’une même famille : l’exposition peut survenir quand ils partagent un repas ou se parlent, et par contact des mêmes objets et surfaces d’usage courant29,31,32,34.

Transmission symptomatique

Les personnes symptomatiques peuvent transmettre le virus des jours, voire des semaines après avoir développé leurs premiers symptômes28. La quantité d’ARN chez l’hôte est maximale peu après l’apparition des symptômes et diminue environ une semaine plus tard35. Sur le plan des caractéristiques d’excrétion, le SRAS-CoV-2 ressemble plus aux virus de la grippe qu’au SRAS-CoV‑129, 36.

Des recherches sont en cours pour caractériser la relation entre la dose infectieuse (intensité de l’exposition au virus par contact avec des gouttelettes respiratoires ou un vecteur passif), la charge virale (le nombre de particules virales par unité de volume dans un liquide biologique de la personne infectée) et la gravité de la maladie37. Plus l’organisme touché contient d’ARN viral, plus une libération par la toux, les éternuements, la respiration ou la parole est probable; c’est pourquoi le risque de transmission pourrait être maximal quand la charge virale l’est aussi, c’est-à-dire, selon les recherches, au début de la maladie35, 38.

Les patients ayant une charge virale élevée semblent présenter des symptômes plus graves que les autres personnes infectées, et excréter plus de particules virales sur une plus longue période39. Si la détection d’ARN viral ne signifie pas nécessairement la libération de particules infectieuses, Wölfel et son équipe (2020)40 ont pu isoler des virus viables au moment où l’excrétion était maximale, soit environ quatre jours après l’apparition des symptômes. Les études sur la charge virale montrent que les virus viables disparaissent beaucoup plus rapidement que l’ARN, qui donc persiste plus longtemps, mais n’est pas infectieux28.

Sensibilité du SRAS-CoV-2 aux facteurs environnementaux

Des études sur la survie du SRAS-CoV-2 sur différentes surfaces et dans diverses conditions environnementales sont actuellement en cours.

Température : Des recherches empiriques indiquent une désactivation plus efficace du SRAS-CoV-2 à température élevée. Des expériences utilisant des suspensions virales n’ont relevé qu’une diminution minime du nombre de copies virales après 14 jours à 4 °C, mais aucune particule viable ne restait après 4 jours à 22 °C, moins d’une journée à 37 °C, moins de 30 minutes à 56 °C et moins de 5 minutes à 70 °C41, 42.

Humidité : L’humidité peut influencer la persistance sur les surfaces et l’infectivité du virus en agissant sur sa propagation et sur la susceptibilité de l’appareil respiratoire à l’infection43 : selon des données préliminaires, le SRAS-CoV-2 vivrait moins longtemps plus la température et le taux d’humidité sont élevés, et resterait infectieux quand l’air est sec41,43,44. Il faudra cependant poursuivre les recherches pour caractériser avec précision les effets de l’humidité sur la persistance et l’infectivité, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Rayonnements lumineux et ultraviolet (UV) : Il a été démontré, en contexte clinique et dans des conditions contrôlées, que le rayonnement UV pouvait réduire la charge virale du SRAS-CoV-145, 46. En outre, la lumière du soleil serait efficace contre les virus de la grippe47, 48. La capacité des rayonnements solaire et UV à inactiver le SRAS-CoV-2 n’a pas encore été étudiée de manière approfondie, mais ces méthodes ont été proposées pour traiter l’équipement de protection individuelle (EPI) contaminé par le virus. Selon les premiers résultats, les UV décontamineraient mieux les surfaces lisses, par exemple l’acier, que les tissus et autres matières poreuses49.

Persistance sur les surfaces

Peu d’études ont examiné la persistance du SRAS-CoV-2 sur des surfaces d’usage courant. Dans leur revue publiée en 2020, Kampf et ses collaborateurs50 ont écrit que les virus de la famille des coronavirus (CoV-SRMO, SRAS-CoV-1 et autres variantes infectant l’humain) étaient détectables pendant quatre à neuf jours sur le bois, le verre, le métal et le plastique. Dans une autre étude, van Doremalen et ses collaborateurs (2020)13 ont observé que le SRAS-CoV-2 et le SRAS-CoV-1 avaient la même durée de survie sur la plupart des surfaces testées, et que la plus longue était sur l’acier inoxydable et le plastique, et la plus courte, sur le carton et le cuivre. La période de viabilité du SRAS-CoV-2 est toutefois plus longue que celle du SRAS-CoV-1. Quant à Chin et son équipe (2020)42, ils ont constaté que le SRAS-CoV-2 vivait plus longtemps sur les surfaces dures et lisses (acier inoxydable et plastique) que sur les matières poreuses (bois, tissu, papier et mouchoirs), et que sa disparition des surfaces lisses (demi-vie) se faisait en deux phases.

 

 SURFACE Persistance du SRAS-CoV-2

Papier et carton

 

  • Papier et mouchoirs : Jusqu’à trois heures**
  • Carton : Jusqu’à 24 heures*

 

Acier inoxydable

 

  • Jusqu’à quatre jours (96 heures)**
  • Jusqu’à trois jours (72 heures)*; viabilité largement réduite après 48 heures

 

Cuivre
  • Jusqu’à quatre heures*
Plastique

 

  • Jusqu’à quatre jours (96 heures)**
  • Jusqu’à trois jours (72 heures)*

 

Bois

  • Jusqu’à deux jours**

Verre

  • Jusqu’à quatre jours**

Tissu

  • Jusqu’à deux jours**

* van Doremalen et coll. (2020)13. Essai mené sur sept jours, entre 21 et 23 °C et à 40 % d’humidité relative.

** Chin et coll. (2020)42. Essai mené à 22 °C et à un taux d’humidité de 65 %.

 

Discussion

Ce court résumé des caractéristiques et des modes de transmission du SRAS-CoV-2 présente une partie des données probantes sur lesquelles se fondent les interventions de santé publique qui, dans leur évolution, visent à lutter contre la COVID-19. Ces données aident à orienter les recommandations pour certaines mesures comme le lavage des mains, la désinfection des surfaces, l’éloignement social et l’utilisation d’EPI. Le présent document sera tenu à jour en fonction des données de recherche et des interprétations émergentes.

D’autres ressources de santé environnementale liées à la COVID-19 sont présentées sur notre page thématique sur le sujet.

 

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Il est permis de reproduire le présent document en entier seulement. La production de ce document a été rendue possible grâce à une contribution financière provenant de l’Agence de la santé publique du Canada par l’intermédiaire du Centre de collaboration nationale en santé environnementale.

 

ISBN : 978-1-988234-39-7

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Pour citer ce document : Centre de collaboration nationale en santé environnementale (CCNSE). Introduction au SRAS-CoV-2. Vancouver (Colombie-Britannique). CCNSE. Avril 2020.

 

 

Publication Date Apr 24, 2020
Posted by NCCEH Apr 24, 2020