Arts de la scène : risques et précautions associés à la COVID 19

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Introduction

La pandémie de COVID‑19 a interrompu la tenue de nombreuses prestations en personne et transformé profondément la manière dont les musiciens et les artistes pratiquent et répètent leur art. Des restrictions ont été mises en place pour réduire les risques de transmission auxquels font face les spectateurs et les travailleurs et bénévoles de ce secteur. Le présent document résume les données probantes sur le risque de transmission du SRAS-CoV-2, le virus causant la COVID-19, lors des activités relatives aux arts de la scène. Nous y présentons les flambées notables survenues dans ce genre de contexte et les possibles mesures d’atténuation des risques de transmission lors des prestations de théâtre, de musique et de danse. Ce contenu complète le document intitulé Chant choral : risques et précautions associés à la COVID‑19. Consultez l’annexe 1 pour connaître la méthode de recherche documentaire et les syntagmes utilisés.

Flambées de COVID‑19 et arts de la scène

Les mesures de santé publique mises en place au début de la pandémie interdisaient les rassemblements, et donc les prestations en personne dans les théâtres, les auditoriums et toute autre salle. On a déterminé que les rassemblements augmentaient le risque de transmission du SRAS-CoV-2, et les restrictions visant le nombre de personnes ont joué un rôle crucial dans la réduction de la transmission communautaire. Les experts en santé publique de nombreux États ont élargi les restrictions aux activités de groupe impliquant du chant, des acclamations ou toute projection puissante de la voix après que des rassemblements où les participants chantaient aient entraîné d’importantes flambées, notamment dans l’État de Washington1, à Amsterdam2, à Berlin et en France3. On y a recensé un taux d’attaque[1] de la COVID‑19 plus élevé parmi les participants à des répétitions ou à des prestations de chorales. Le tableau 1 présente d’autres grappes de cas et flambées de COVID-19 découlant d’activités relatives aux arts de la scène. Les caractéristiques communes à plusieurs de ces événements pointent vers une série de facteurs de risques : une analyse a par exemple révélé que 11 % des 61 grappes de cas survenues au Japon entre le 15 janvier et le 4 avril 2020 étaient attribuables à des événements musicaux (concert, répétition de chorale ou soirée karaoké) 4. Ces événements réunissent souvent de nombreuses personnes en contact étroit dans un espace fermé5. L’analyse d’autres flambées a révélé diverses caractéristiques communes à ce genre d’événement, par exemple la réunion de nombreuses personnes, l’espace restreint, une ventilation inadéquate, des contacts prolongés, les interactions (salutations, etc.), le partage de nourriture, de boissons ou d’équipements et le covoiturage. Mentionnons aussi que bon nombre des personnes infectées lors de ces événements ont participé à des activités impliquant du chant ou des cris, ou entraînant un essoufflement, par exemple la danse.

[1] Proportion de personnes infectées après avoir été exposées au virus.

Tableau 1 – Grappes de cas et flambées de COVID 19 découlant d’activités relatives aux arts de la scène (chant, danse, théâtre et ensembles musicaux) recensées dans des articles scientifiques ou des reportages

Lieu

Date (2020)

Type d’activité

Contexte

Conséquences de la flambée

Réf.

Amsterdam (Pays-Bas)

28 févr. au 8 mars

Chorale
Orchestre

Répétitions Spectacle

102 des 130 membres d’une chorale ont attrapé la COVID‑19 après une série de répétitions et un spectacle. Une de ces personnes est décédée, comme trois de ses contacts étroits.

2

France

28 févr. au 12 mars

Chorale

Répétitions

Flambées au sein de nombreuses chorales entraînant des hospitalisations et des décès.

3

Berlin (Allemagne)

9 mars

Chorale

Répétition

60 cas parmi les 80 membres d’une chorale ayant participé à une répétition.

3

Skagit Valley (É.-U.)

10 mars

Chorale

Répétition

53 cas parmi les 61 membres d’une chorale ayant participé à une répétition (deux décès).

1,6

Berrien Springs (É.-U.)

8 mars

Prestation d’une chanteuse

Spectacle et interactions en coulisses

Neuf jours après l’événement, la chanteuse recevait un résultat positif au dépistage de la COVID‑19. Deux personnes ayant interagi en coulisse avec elle ont aussi été infectées.

7

Otaru, Japan

Juin 2020

Chant

Karaoké

Trois grappes totalisant plus de 30 cas (clients et contacts étroits) ont été associées à des établissements de karaoké.

8

Québec (Canada)

Août 2020

Chant

Karaoké

63 cas (plus 18 cas secondaires, dont des enfants) découlant de deux cas index, soit deux personnes ayant participé à une soirée karaoké organisée dans un bar d’une capacité de 100 personnes pendant qu’elles attendaient le résultat d’un dépistage de la COVID‑19.

9

Cheonan (Corée du Sud)

15 févr. au 13 mars

Danse

Cours de mise en forme ou de danse dans divers établissements

Instructeurs avec peu ou pas de symptômes ayant donné des cours où plus de 100 personnes ont été infectées (élèves de différents établissements, membres de leur famille et divers contacts). Les participants ont fait de l’activité physique intense à peu de distance les uns des autres. Aucun cas dans les cours réunissant peu de participants et où l’activité était de moindre intensité (ex. yoga).

10,11

Detroit (É.-U.)

Avr. 2020

Danse

Activités de danse sociale

Plusieurs cas et décès dus à la COVID‑19 signalés parmi les participants à des activités de danse sociale. On n’a toutefois ciblé aucun événement ou établissement précis comme foyer d’infection.

12

Moscou (Russie)

Avr. 2020

Danse

Répétitions

34 cas de COVID‑19 dépistés au sein du Ballet du Bolchoï deux jours avant une prestation. Aucune de ces personnes n’avait de symptôme.

13,14

Montréal (Canada)

31 juill. au 15 août

Danse

Cours

Trois personnes ayant participé à des activités de danse latine ont eu un résultat positif au dépistage de la COVID-19. Les participants pourraient avoir été exposés au virus dans un lieu extérieur ou intérieur.

15

Vancouver (Canada)

2 au 11 août

Danse

Fête et cours de danse

Un professeur de danse a reçu un diagnostic de COVID‑19 le 11 août, après avoir participé à une fête réunissant des membres de la communauté de la danse le 2 août. Un des élèves – qui pourrait avoir été asymptomatique lorsqu’il a fréquenté l’établissement – a aussi reçu un diagnostic positif après son retour de Chine.

16

Saint-Pétersbourg (Russie)

Aug 13

Danse

Répétitions

Plus de 50 cas, dont de nombreux danseurs, recensés dans la compagnie de ballet du théâtre Mariinsky après la reprise des répétitions et des spectacles. Certaines personnes ont été hospitalisées.

13

Japon

15 janv. au 4 avr.

Diverses grandes salles

Spectacles

11 % des 61 grappes de cas recensées au Japon étaient attribuables à des événements musicaux, dont des soirées karaoké et des concerts en personne organisés dans des espaces bruyants, surpeuplés et mal ventilés.

4,5

Osaka (Japon)

15 au 25 févr.

Prestations musicales en direct

 

Prestations musicales en direct

17,18

Tokyo (Japon)

30 juin au 5 juill.

Théâtre

Spectacles

Plus de 30 cas recensés chez des membres du personnel, des artistes et des spectateurs, et plus de 800 expositions potentielles au virus découlant de 5 jours de prestations dans un petit théâtre de 186 places rempli à 50 % de sa capacité.

19

Kaysville (Utah, É.-U.)

Juill. 2020

Théâtre

Répétitions

Six cas parmi l’équipe technique et les artistes répétant une petite production théâtrale, ce qui a interrompu le projet.

20

Franklin County (Tenn., É.-U.)

Sept. 2020

Groupe musical

Répétitions

Plusieurs cas parmi les membres de l’ensemble musical d’une école secondaire ont forcé l’interruption des répétitions et des prestations. Le nombre de personnes touchées et les détails de l’enquête sur cette flambée étaient indisponibles.

21

 

Aperçu des modes de transmission du SRAS‑CoV‑2

La maladie à coronavirus 2019 (la COVID‑19) est la maladie causée par le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (le SRAS‑CoV‑2). Afin de mieux comprendre les facteurs déterminants des infections, la communauté scientifique réunit depuis le débit de la pandémie des données probantes tirées d’enquêtes épidémiologiques et de travaux expérimentaux, notamment en ce qui concerne les modes de transmission, la quantité de virus pouvant causer une infection et la susceptibilité à une infection d’une personne exposée au virus. La présente section propose donc un survol des modes de transmission du SRAS-CoV-2.

Gouttelettes respiratoires et aérosols

À l’heure actuelle, on considère que le principal mode de transmission interhumaine du SRAS‑CoV‑2 est le contact étroit avec une personne infectée ou avec ses gouttelettes respiratoires22. Ces gouttelettes peuvent être de différentes tailles : on considère généralement comme grosses celles dont le diamètre dépasse 5 à 10 µm, et comme petites celles dont le diamètre est inférieur (qu’on appelle aussi « aérosols »). Les mouvements respiratoires puissants comme la toux ou l’éternuement pouvant projeter une pluie d’aérosols et de gouttelettes de différentes tailles, le contact étroit avec une personne infectée peut entraîner une exposition au virus. Des données probantes tirées d’études menées sur des animaux ont démontré que la transmission par contact étroit est plus efficace qu’une transmission indirecte à distance23-25. Cette situation peut notamment s’expliquer par le fait que les grosses gouttelettes ne se rendent pas très loin avant de tomber au sol, tandis que la proximité avec une personne qui tousse ou éternue, par exemple, expose à une plus forte concentration d’aérosols26, 27.

Les particules projetées lors d’actions respiratoires moins puissantes, par exemple le fait de respirer, parler, chanter, crier ou rire, sont essentiellement des aérosols et des gouttelettes de moins de 5 µm de diamètre28, qui peuvent rester suspendus dans l’air plus longtemps et être transportés par les courants d’air ambiant sur de plus longues distances29-31. Selon des données expérimentales, la période de viabilité du SRAS-CoV-2 dans l’air, à courte distance, pourrait être de plusieurs heures32, 33. Des particules virales viables ont aussi été détectées dans des échantillons d’air prélevés à plus de deux mètres d’un patient atteint de la COVID-19, ce qui indique qu’une transmission peut avoir lieu même à une distance supérieure à ce seuil34. De plus en plus, on croit que la transmission par des aérosols est un mode de contagion important; c’est pourquoi plusieurs experts demandent une meilleure sensibilisation aux mesures de protection contre la transmission aérogène pour certaines activités et dans certains contextes6, 27, 29, 35-38, notamment lorsque de nombreuses personnes sont rassemblées et se tiennent à proximité les unes des autres pendant une longue période5, 39, 40.  

Transmission par contact

Le contact de la main avec une surface contaminée (vecteur passif) suivi du contact avec les yeux, la bouche ou le nez est aussi un mode de transmission potentiel du SRAS‑CoV‑2, mais son importance relative n’est pas clairement définie.

Transmission présymptomatique et asymptomatique

Il a été difficile de déterminer le principal mode de transmission du SRAS‑CoV‑2, puisque la transmission peut être présymptomatique (pendant la phase d’incubation de la maladie) et asymptomatique (auprès d’une personne infectée qui ne présentera jamais de symptômes) 41. On ne connaît pas l’incidence précise de ces deux types de transmission, mais elle pourrait être importante41-43. On estime qu’une personne peut devenir contagieuse de deux à trois jours avant l’apparition des symptômes, et que la contagion est maximale juste avant l’apparition des symptômes44, 45. On a découvert que les personnes asymptomatiques pouvaient transmettre le virus dans la même mesure et durant la même période que celles qui présentent des symptômes17, 46. Étant donné l’absence de symptômes comme la toux ou les éternuements, la transmission présymptomatique et asymptomatique est probablement attribuable à un autre mode de contagion que les grosses gouttelettes respiratoires29.  

Dose infectieuse                                                                      

On ignore toujours quelle dose de particules de SRAS-CoV-2 entraîne une infection. Les premières données probantes, tirées d’études menées sur des animaux, suggèrent que cette dose varie selon les espèces, mais qu’elle pourrait se situer légèrement au-delà de quelques centaines de particules virales23-25, 47-49. Ce seuil est légèrement plus élevé que pour le SRAS‑CoV‑1, mais plus faible que pour le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (SRMO). Ces études ont aussi révélé que la dose infectieuse et la distribution du virus dans l’hôte peuvent différer selon le mode d’infection43, 50.

La quantité de particules virales contenue dans les gouttelettes et les aérosols d’une personne infectée varie selon la charge virale présente dans les différentes parties des voies respiratoires et selon le stade de la maladie. On a découvert qu’elle était plus élevée durant les premiers stades, et que les expectorations d’une personne infectée étaient plus chargées que sa gorge51. On a évalué que la charge virale médiane correspondait à une concentration de 104 à 106 unités par ml de liquide respiratoire (la concentration moyenne des échantillons était de 106 unités par ml, et la concentration de certains échantillons pouvait atteindre 1011 par ml51-54). Les superémetteurs, qui projettent un plus grand nombre de gouttelettes respiratoires, pourraient être plus susceptibles de transmettre le virus à d’autres, surtout si leur charge virale est plus élevée. Mentionnons aussi que les conditions environnementales comme l’humidité relative et la température peuvent affecter le mouvement des particules virales, la viabilité du virus et la susceptibilité des personnes exposées à une infection.

 

Compréhension des risques de transmission lors d’activités relatives aux arts de la scène

On entend par « activités relatives aux arts de la scène » différents éléments tels que l’enseignement en musique, en danse ou en théâtre, les répétitions, les spectacles ainsi que les interactions avec le public et les équipes d’organisation, de production et des salles de spectacle. Nombre de paramètres varient considérablement : nombre d’artistes et de spectateurs, âge des artistes, type et intensité de la prestation, niveau d’interaction entre les artistes, les danseurs ou les acteurs et caractéristiques des salles. La transmission, survenant selon les différents modes détaillés ci-dessus, sera influencée par ces paramètres. Le risque est effectivement accru lorsqu’une activité réunit un groupe (répétitions et spectacles devant public) ou favorise les contacts étroits, les contacts avec des surfaces contaminées ou l’exposition aux gouttelettes respiratoires et aux aérosols, par exemple lorsque les participants projettent leur voix (en chantant ou jouant), jouent d’un instrument ou font une activité physique intense comme de la danse.

Rassemblements : répétitions et spectacles devant public

La grande majorité des flambées de COVID‑19 ont été associées à des interactions survenues principalement lors de rassemblements prolongés dans des espaces clos39, 55, 56. Les activités impliquant des répétitions ou des prestations de groupe peuvent favoriser les contacts étroits, par exemple en salle de répétition, sur scène, en coulisse, avant et après les répétitions et les spectacles, ou durant les pauses. Les risques de transmission sont accrus dans différents contextes :

  • Les prestations ou les chorégraphies en groupe ou en duo et le partage des loges, des partitions, des lutrins ou des micros, par exemple, peuvent compliquer le respect des principes de distanciation physique et augmenter le risque de transmission par gouttelettes respiratoires et aérosols projetés sur une courte distance.
  • Le fait de rassembler de grands groupes pendant de longues périodes dans des espaces fermés mal ventilés (loges, fosses d’orchestre, petites salles de répétition, etc.) augmente le risque d’accumulation de gouttelettes respiratoires, qui ne peuvent se déposer au sol ou être dispersées grâce à la ventilation.
  • Le partage de surfaces et d’objets comme les lutrins, les chaises, les livres, les micros, les instruments, les accessoires, les produits de coiffure ou de maquillage, la nourriture, la vaisselle, les ustensiles ou les distributeurs de boissons augmentent le risque de transmission par vecteurs passifs.

Des risques associés aux contacts étroits peuvent se poser pour les spectateurs, qu’ils soient assis ou debout près les uns des autres. Ils pourraient aussi interagir avant ou après la prestation, durant les entractes, en entrant ou en sortant de l’établissement, dans les toilettes ou dans la file du comptoir de rafraîchissements. Ces contextes sont propices aux contacts étroits et à la transmission par vecteurs passifs parce qu’ils supposent des contacts avec des surfaces communes.

Chant et jeu

Les projections de la voix, en raison des gouttelettes respiratoires et des aérosols projetés lorsqu’une personne parle ou chante, posent un risque de transmission particulier. Le fait de chanter et de parler fort, même si ces actions sont moins puissantes qu’une toux ou un éternuement, peut créer des bouffées d’air et produire des particules respiratoires assez grosses pour transporter des virus ou assez petites pour être portées par un courant d’air ou inhalées profondément dans les voies respiratoires35, 57, 58. Les particules respiratoires relâchées lors de la projection de la voix sont créées par une série de mécanismes survenant dans les bronchioles, le larynx et la bouche28, 59, 60. La quantité et la taille des particules projetées lors de ces activités – comparativement à celles projetées lors d’activités de moindre intensité – augmentent le risque de transmission.

Quantité de gouttelettes respiratoires et d’aérosols relâchés lors de projections vocales

Même à faible volume, une projection de la voix (parole ou chant) émet des centaines de milliers de particules par seconde, une concentration plus élevée que celle associée à la respiration28, 59, 61-64. Si ces projections produisent moins d’aérosols qu’une quinte de toux ou un éternuement, la quantité totale produite sur une période donnée peut être plus importante65. Des études comparant la quantité d’aérosols produits par une personne qui chante et par une personne qui parle à la même intensité ont donné des résultats contradictoires28, 62, 64. Ces études, comme d’autres, confirment que la quantité d’aérosols projetés est proportionnelle au volume de la voix, potentiellement parce que la puissance des inspirations et des expirations l’est aussi28, 59, 62, 64. La réalisation phonétique et l’articulation de différentes voyelles et consonnes peuvent aussi influer sur la quantité de particules émises : une personne qui articulerait exagérément en émettrait effectivement davantage64-66.

Des études ont montré que certaines personnes émettent beaucoup plus de particules que d’autres; on les appelle « superémetteurs » 59, 67. Asadi et coll. (2020) ont estimé qu’une personne conversant à un volume normal durant dix minutes avec un superémetteur asymptomatique pourrait être exposée à 6 000 particules d’aérosols67. De nombreuses personnes chantant ou parlant simultanément émettent davantage de particules respiratoires qu’une personne seule qui chante, joue ou parle d’une voix forte. Ce paramètre s’avère particulièrement important dans les cas où un groupe comprendrait plus d’une personne infectée.

Taille des gouttelettes respiratoires et des aérosols relâchés lors de projections vocales

La majorité des particules d’aérosol émises lorsqu’une personne projette sa voix (chante, crie, acclame ou parle d’une voix forte) ont un diamètre inférieur à 5 µm et, dans la plupart des cas, à 1 µm28, 68, 69. Les aérosols sont plus susceptibles de rester suspendus dans l’air que les plus grosses gouttelettes qui, avec la gravité, tombent rapidement au sol, bien que la température, l’humidité relative, la ventilation d’un lieu et les courants d’air ambiants en influencent la répartition ou la dispersion30. Une étude a montré qu’un aérosol d’environ 5 µm de diamètre pouvait prendre jusqu’à neuf minutes pour tomber au sol69. Ces aérosols sont suffisamment gros pour contenir des particules virales. Une étude de modélisation a d’ailleurs indiqué qu’après avoir parlé d’une voix forte pendant une minute, une personne infectée pourrait avoir projeté des particules renfermant jusqu’à 1 000 virions38.

Musique

Les risques associés au fait de jouer de la musique varient d’un instrument à l’autre. Les instruments à cordes, à clavier ou à percussion ne présentent généralement pas de risques accrus de transmission par gouttelettes respiratoires ou par aérosols; en revanche, le risque de transmission par vecteur passif peut augmenter si plusieurs personnes utilisent un même instrument. Les personnes qui jouent de façon plus énergique pourraient aussi inspirer et expirer plus intensément, produisant ainsi davantage d’aérosols. 

Les instrumentistes jouant d’un cuivre ou d’un instrument à vent soufflent, souvent avec force, dans un bec ou une embouchure, ce qui peut augmenter la projection de particules respiratoires, qui peuvent sortir par le pavillon ou les ouvertures des clés, ou, dans le cas d’instruments comme la flûte, se retrouver sur toute la surface de l’instrument. Des études ont illustré les perturbations de l’air et les projections de particules respiratoires qui se produisent lorsqu’une personne joue de différents instruments. Si peu d’études ont porté sur les particules produites par les personnes jouant d’un cuivre ou d’un instrument à vent, une étude a toutefois démontré qu’en soufflant dans une vouvouzéla, une personne émettait des particules de 0,5 à 5 µm de diamètre68 plus nombreuses et voyageant plus rapidement que si elle criait. D’autres études sur l’émission d’aérosols par des musiciens ont été publiées récemment, et d’autres encore sont actuellement révisées par des pairs.

  • Dans le cadre d’une étude de l’Université du Danemark, on a observé que les aérosols projetés par les personnes jouant d’un cuivre ou d’un instrument à vent se déposaient à une distance de 0,5 à 4 m70. Pour les cuivres (tuba, trombone, trompette et cor), le nombre total de particules d’un diamètre inférieur à 10 µm était semblable au niveau habituel, tandis qu’il était légèrement plus élevé pour le basson, le hautbois et la flûte. Dans tous ces cas, la quantité de particules restait cependant plus faible que celles que projetterait à 0,5 m une personne qui tousse.
  • À l’Université du Colorado, Volkens et coll. (2020) ont découvert que les joueurs de trompette, de saxophone et de basson émettaient davantage d’aérosols que les chanteurs et les joueurs de cor français et de hautbois. À l’inverse, les joueurs de flûte et de piccolo en émettaient le moins71.
  • À l’Université du Minnesota, He et coll. (2020) ont indiqué que la concentration d’aérosols projetés était inversement proportionnelle à la longueur du tube et que, pour les bois, la forme du bec influait sur cette concentration72. Les joueurs de tuba, de basson, de piccolo, de flûte, de clarinette basse, de cor français et de clarinette émettaient une quantité d’aérosols inférieure ou semblable à celle émise lorsqu’ils respirent ou parlent normalement, tandis que les joueurs de trompette, de hautbois et de trombone basse en généraient davantage. Le style de jeu des musiciens influait aussi sur la concentration d’aérosols.

Les joueurs de cuivres font face à un risque de transmission supplémentaire, étant donné que l’instrument accumule de la condensation qu’il faut vider régulièrement. Ce liquide concentré, s’il n’est pas recueilli ou jeté adéquatement, pourrait être la source de gouttelettes ou d’aérosols, ou constituer un vecteur passif73. L’anche nécessaire pour jouer de certains bois peut aussi être à la source d’une transmission, puisque différents musiciens pourraient se partager une même anche ou toucher à celle des autres74.

Danse

On ne trouve pas beaucoup d’études portant sur les risques de transmission propres aux activités de danse, notamment lorsqu’elles se pratiquent en groupe. Le tableau 1 présente les grappes de cas et les flambées recensées au sein de compagnies de ballet et lors de cours de conditionnement physique et de danse sociale. On n’y présente pas le détail des enquêtes, mais on peut relever plusieurs facteurs contributoires, par exemple les contacts étroits entre les participants, surtout lors des danses en duo et dans les espaces clos et mal ventilés.

Si on comprend encore mal le lien entre l’activité physique importante d’un danseur et les risques de transmission du SRAS-CoV-2, on sait que l’effort physique peut affecter la quantité d’air inspiré et expiré, et la vitesse de cet air75. Les activités entraînant une intensification de l’inhalation et de l’exhalation peuvent accroître la quantité de particules respiratoires projetées et la distance qu’elles parcourent. Si les zones où différents danseurs respirent se chevauchent, le risque que l’un inhale les particules exhalées par l’autre augmente. Une étude examinant le risque d’être infecté par l’influenza ou la tuberculose dans une salle d’entraînement a révélé que ce risque augmentait lorsque beaucoup de gens étaient présents et que la ventilation était inadéquate75. On compte relativement peu d’études examinant la transmission du SRAS-CoV-2 durant une activité physique vigoureuse, et la plupart portent sur les cours et les centres d’entraînement10, 11, 76. Vu les mouvements rapides et l’effort physique requis, on peut supposer qu’il existe beaucoup de similarités avec la danse. Une étude menée sur cinq cas survenus dans un centre de squash en Slovénie a révélé que le cas index avait infecté son ou sa partenaire et d’autres joueurs qui ont utilisé le même court sans avoir été en contact avec lui. Les gouttelettes et aérosols diffusés par le malade durant le match pourraient être restés dans l’air en raison d’une ventilation déficiente et de courants d’air agités, ou des gouttelettes avoir été remises en suspension après s’être déposées au sol. Une transmission par vecteur passif peut aussi avoir eu lieu si les participants ont touché les mêmes surfaces sur le court ou dans les vestiaires77.  

 

Arts de la scène : modificateurs du risque

La transmission de la COVID-19 est un phénomène complexe. Outre l’isolement complet, aucune mesure en soi n’élimine entièrement le risque d’infection. Cela dit, dans tous les contextes, il est possible de réduire considérablement le risque d’exposition en combinant plusieurs stratégies de protection. La liste qui suit a été compilée à partir de multiples documents et lignes directrices de santé publique ayant trait aux arts de la scène, qui proviennent du Canada et d’ailleurs73, 78-94. Ces stratégies ne supplantent ni les arrêtés de santé publique provinciaux ni les exigences locales en matière de santé publique et de sécurité au travail. D’ailleurs l’Agence de la santé publique du Canada a publié ici des liens vers des ressources provinciales et territoriales concernant la COVID‑19. Les précautions habituelles pour réduire le risque de transmission à l’intérieur s’appliquent en général aux arts de la scène. À cela s’ajoutent des lignes directrices propres aux activités et aux salles de spectacle.

Comportement

Le comportement d’une personne a une incidence sur le risque pour elle-même et pour les autres. Les personnes immunosupprimées ou vulnérables aux infections devraient songer à rester à la maison. De même, les personnes qui sont malades, qui ont obtenu un résultat positif au test de dépistage de la COVID-19 ou qui ont été exposées à des cas connus de la maladie devraient s’isoler conformément aux recommandations de santé publique locales. Dans l’état de Washington et à Amsterdam, des personnes qui présentaient des symptômes ont assisté à des répétitions de chœur, transmettant ainsi le SRAS-CoV-2 à d’autres choristes et provoquant des flambées. En communiquant avec les participants en amont des répétitions et des représentations, on peut veiller à ce que les personnes symptomatiques ou très susceptibles d’être contaminées restent à la maison.

Il faut prendre des mesures supplémentaires pour réduire le risque de transmission au contact de personnes asymptomatiques ou dont les symptômes ne sont pas encore apparus. Dans certains groupes nombreux, il peut être judicieux de former des cohortes pour les répétitions et les représentations afin de limiter les interactions. Par ailleurs, si les membres restreignent leurs interactions sociales dans leur quotidien, le risque d’infection communautaire au sein de la troupe ou des cohortes s’amenuise. Les membres doivent compter les uns sur les autres pour adopter des comportements sécuritaires à l’extérieur des activités du groupe : distanciation physique, port du masque en public, bonne hygiène des mains, etc.

Mesures de distanciation

La distanciation physique est une mesure efficace pour réduire la transmission par les grosses gouttelettes respiratoires ainsi que par les aérosols à faible distance. Autant que possible, une distance d’au moins deux mètres doit être maintenue entre les membres d’un chœur, d’un groupe, d’une compagnie de danse ou d’une troupe de théâtre, et ce, particulièrement durant les répétitions et les formations. Il faudrait en outre éviter de positionner les artistes face à face, et maintenir une distance entre eux et le public, l’équipe technique et le personnel de la salle. Les rassemblements et les conversations avant et après les répétitions sont à éviter. La distance recommandée pourrait être supérieure à deux mètres pour les instruments à vent, selon la longueur de l’instrument.

En danse et en théâtre, il peut être moins évident de maintenir la distanciation physique. Il pourrait être nécessaire de faire preuve de créativité pour adapter les œuvres afin de réduire les interactions rapprochées et les croisements dans l’espace personnel d’autrui. En assignant aux artistes une aire en particulier sur la scène ou le plancher, on peut prévenir l’empiétement. Quand c’est possible, les danses en couple ou les scènes qui requièrent un contact étroit peuvent être adaptées ou interprétées par des personnes qui résident sous le même toit.

Les paravents ne sont pas toujours pratiques, mais on peut les utiliser quand le contexte permet de le faire de façon sécuritaire, que ce soit entre les interprètes ou entre le public et les artistes. La distanciation physique ne doit pas se limiter aux aires de prestation : il faut aussi veiller à réduire les contacts étroits dans les loges, les toilettes et en coulisse par des moyens tels que des repères au sol, des voies à sens unique et des limites d’occupation dans les espaces restreints.

 

Encadré 1 : Innovations – Distanciation du public

Concert chairsIl est plus facile de séparer les membres du public dans les grandes salles où il y a de multiples entrées et assez de place pour éloigner les groupes les uns des autres. Des concerts ont eu lieu dans un aréna de Cologne (Allemagne) devant un auditoire réduit de 1 000 à 2 400 spectateurs. Des règles de distanciation et d’hygiène étaient en place, et le public était isolé en petits groupes d’au plus huit personnes dans des loges en plexiglas. Toujours en Allemagne, à Leipzig, 1 500 volontaires ont assisté à un concert intérieur expérimental où on a mesuré, à l’aide de gel pour les mains fluorescent et de traceurs électroniques, le taux de contact et les distances observées pour trois cas de figure. Les résultats de cette étude nous révéleront la capacité de différentes mesures à réduire les risques de transmission.

Réduction de la densité et de la durée

Dans une foule, il est difficile de respecter la distanciation physique, et les aérosols exhalés s’accumulent rapidement. Ces aérosols peuvent ensuite voyager dans l’air. Il est possible qu’aucune distance physique ne puisse réduire les risques à un niveau sécuritaire s’il y a présence dans un espace clos d’une ou de plusieurs personnes infectées, ou encore d’une personne ayant une charge virale élevée (« superémetteur »)54. Mais en limitant le nombre de participants et le temps passé dans cet espace, on peut réduire la dose d’exposition potentielle. Il faut donc éviter de se trouver en grand nombre dans une pièce fermée et mal ventilée, et ce, même si des mesures de distanciation sont en place. Pour éviter une concentration trop élevée de particules exhalées dans un lieu, on peut restreindre le nombre de participants ou choisir un endroit plus vaste.

Quant à la durée, elle varie d’une région à l’autre; fixée à 15 minutes à certains endroits, elle n’est carrément pas précisée ailleurs. D’après les normes actuelles de ventilation dans la plupart des environnements intérieurs, une étude a estimé la durée d’occupation recommandée pour les activités générant de fortes émissions à 30 minutes, afin que le risque d’infection demeure sous la barre des 10 %6. Cette durée de 30 minutes, suivie d’une pause à l’extérieur de la pièce ou d’un changement de salle pour permettre à l’air de se renouveler, est couramment recommandée pour des activités telles que le chant choral.

Masques

En société, s’il convient de porter le masque le plus souvent possible afin de bloquer les émissions de gouttelettes et d’aérosols, les risques de transmission n’en sont pas complètement éliminés71, 95‑97. Pour réduire le recours au masque durant les prestations, certaines troupes de théâtre adaptent leurs mises en scène de sorte à réduire le texte parlé ou à avoir recours à une narration hors-champ98. Quant aux masques, les plus efficaces sont ceux qui épousent la forme du visage (bien ajustés au nez, au menton et sur les côtés) et ceux qui sont faits de matériaux capables de bloquer le mouvement des gouttelettes et des aérosols. L’efficacité de nombreux masques faits maison ou adaptés n’a pas encore été testée; c’est notamment le cas des masques adaptés que portent les chanteurs en répétition ou en spectacle (encadré 2).

 

Encadré 2 : Innovations – Masques pour les arts de la scène

singers mask

Plusieurs modèles de masques pour chanteurs (photo) et artistes de la scène ont été conçus pour permettre une plus grande amplitude de mouvement et une meilleure articulation.

Similairement, les écrans faciaux pour chanteurs sont des écrans de base auxquels on ajoute un morceau de tissu pour couvrir toutes les ouvertures et ainsi prévenir la projection de gouttelettes et d’aérosols. L’efficacité de ces dispositifs n’a pas encore été étudiée.

 Photo : Broadway Relief Project

Une autre innovation concerne certains instruments à vent : une ouverture droite pratiquée au centre du masque pour passer l’embouchure permet aux musiciens de jouer tout en ayant le visage couvert. Ces masques doivent être remplacés par un modèle standard quand le musicien n’est pas en train de jouer. L’utilisation d’un « masque » pour instrument ou d’un écran à pavillon est aussi recommandée pour prévenir la diffusion d’aérosols. Quant aux flûtes, on peut installer un écran devant l’embouchure pour obtenir le même effet.

Ventilation

La ventilation a une incidence sur la distribution et l’élimination des aérosols potentiellement infectieux dans la pièce. D’après une étude, dans les pièces bien ventilées, le nombre de gouttelettes produites par une toux simulée (diamètre de 5 µm en moyenne) tombait de moitié après 30 secondes, comparativement à 5 minutes dans les pièces mal ventilées69. Stadnytskyi et ses collègues (2020) ont quant à eux découvert que des particules en suspension relâchées par la projection de la voix dans un milieu où l’air est stagnant sont détectables de 8 à 14 minutes après leur émission38.

Il est recommandé de tenir les activités à l’extérieur lorsque possible, là où l’air et le vent peuvent diluer et disperser les particules potentiellement infectieuses (encadré 3).

 

Encadré 3 : Spectacles à l’extérieur

Drive in concert

Pour des raisons de rentabilité, certains groupes ne retourneront probablement pas en salle jusqu’à ce qu’un nombre suffisant de personnes puisse assister à leurs spectacles. Cela étant dit, dans plusieurs pays, de nouvelles formes de concerts extérieurs ont vu le jour, qui permettent de séparer le public en petits groupes, en voiture (à gauche) ou dans des loges de distanciation physique.

Photo: 604now.com

 

À l’intérieur, il est recommandé de tenir les activités dans de grandes pièces avec une bonne circulation d’air99, car les particules respiratoires y sont plus diluées. Cela dit, seule une ventilation adéquate peut empêcher celles-ci de s’accumuler et de se répandre à la longue. S’il n’y a pas de système de ventilation mécanique, il peut être efficace d’ouvrir les fenêtres et les portes qui donnent sur l’extérieur, sans oublier de prendre en considération le sens de la circulation de l’air. Il faut utiliser les ventilateurs portatifs avec discernement afin de ne pas simplement répandre l’air contaminé dans la pièce. La ventilation mécanique – ou une ventilation naturelle bien pensée – aide à faire remonter les particules et à les évacuer à l’extérieur, et dilue l’air intérieur en faisant entrer de l’air frais extérieur73.

Dans les cas où l’utilisation d’un système de recyclage de l’air ne peut être évitée, on peut envisager des mesures pour réduire au maximum la recirculation du virus100, 101 : l’utilisation d’un plus grand pourcentage d’air extérieur dans la ventilation, de filtres de grande qualité (comme MERV 12) ou d’un système de désinfection intégré (comme un rayonnement UV germicide, soit dans les conduits, soit par une installation en hauteur), par exemple. Dans les lieux étroits et mal ventilés, il pourrait être nécessaire de prendre des pauses ou d’alterner entre deux pièces afin de réduire l’accumulation d’aérosols et de les laisser se disperser. L’utilisation de purificateurs d’air portatifs est envisageable quand il n’est pas possible d’avoir recours à d’autres stratégies de ventilation100. Notamment, les filtres à haute efficacité pour les particules de l’air (HEPA) peuvent éliminer les aérosols infectieux102. L’efficacité d’un purificateur d’air dépend de son débit d’air purifié (Clean Air Delivery Rate – CADR), soit le volume d’air qu’il peut traiter pendant une période donnée, ainsi que du respect des normes d’utilisation et d’entretien du système, notamment le remplacement régulier des filtres et leur manipulation sécuritaire.

Nettoyage et désinfection pour freiner la transmission par vecteurs passifs

Un lavage des mains adéquat ainsi que le nettoyage et la désinfection fréquents des surfaces permettent de se protéger contre la transmission par des vecteurs passifs. Il est en outre conseillé d’éviter le partage d’équipement, d’accessoires, de lutrins, d’instruments, de costumes et de microphones, ainsi que de nourriture et de boissons. Dans les cas où plusieurs personnes doivent utiliser le même microphone, on peut avoir recours à des bonnettes de mousse jetables. Il faut alors changer la bonnette entre les artistes et désinfecter les surfaces si nécessaire. On encourage aussi les artistes à ranger leurs costumes à l’écart des autres et à les laver après chaque utilisation ou prestation. Les artistes devraient en outre se préparer, se coiffer et se maquiller avant d’arriver. Lorsque ce n’est pas possible, il faut se garder de partager des accessoires comme des brosses et des produits de maquillage.

Même si le partage d’instruments musicaux est à éviter, les surfaces et les embouchures peuvent être des vecteurs passifs qu’il faut nettoyer et désinfecter régulièrement en suivant les notices d’entretien et en utilisant les bons produits pour effectuer un nettoyage en profondeur sans endommager l’instrument103. Les joueurs de cuivres qui évacuent la condensation de leur instrument par une clé d’eau doivent récupérer l’eau de façon sécuritaire dans un linge ou un contenant fermé afin d’en disposer. Ils doivent ensuite se laver et se désinfecter les mains pour ne pas contaminer la surface de l’instrument, les chaises, les lutrins ou le sol.

Spectateurs

Il revient aux autorités locales de déterminer le nombre maximum de spectateurs et les critères particuliers à respecter par chacune des salles pour reprendre ses activités. Cela étant dit, la distanciation physique, le port du masque, l’hygiène des mains et l’hygiène respiratoire sont des principes à appliquer universellement. Les organisateurs pourront ainsi communiquer avec le public à l’avance pour leur transmettre les protocoles de sécurité liés à la COVID-19 ainsi que des questionnaires d’autoévaluation des symptômes et de l’exposition. Ils pourront par la même occasion demander aux personnes malades de rester à la maison et prendre les coordonnées des spectateurs en vue d’une éventuelle recherche de contacts après l’événement. Selon certaines sources, il est préférable que les spectateurs s’abstiennent de chanter, de crier, de danser et de rire – des mesures difficiles à faire appliquer, mais que l’on peut adoucir en proposant d’autres moyens d’expression qui ne font pas appel à la projection vocale (fredonner, taper des mains ou utiliser des objets portatifs pour faire du bruit, par exemple).

Conclusion

De nombreux facteurs ont pu concourir aux grappes de cas et aux flambées de COVID-19 dans le secteur des arts de la scène, à commencer par les caractéristiques de l’environnement de travail (intérieur, surpeuplé, mal ventilé), la nature des activités (interactions rapprochées, projection de la voix, forte respiration et effort physique) et la prévalence de la transmission communautaire. À l’heure actuelle, des données probantes indiquent qu’une forte projection de la voix (parler, chanter, acclamer, rire) et l’effort physique augmentent le taux de petites particules respiratoires dans l’air. Ces particules, si elles s’accumulent et restent en suspension, peuvent accentuer le risque de transmission. C’est principalement l’étude épidémiologique de la situation à l’échelle locale qui dictera quand les activités pourront reprendre et s’intensifier dans chaque région. Mais dans tous les cas, certaines précautions et mesures de maîtrise peuvent être combinées pour réduire la transmission par les gouttelettes respiratoires, les aérosols et les vecteurs passifs.

La présente revue est limitée notamment par le peu de détails épidémiologiques publiés au sujet des grappes de cas et des flambées. D’autres recherches seront nécessaires pour déterminer la concentration et la contagiosité du SRAS-CoV-2 dans les aérosols, la distance qu’il peut parcourir et la relation entre la dose et les effets. L’étude de protocoles mis en place ailleurs – ainsi que de leurs retombées – sera par ailleurs très utile pour orienter l’instauration de mesures d’atténuation du risque pour les artistes, les spectateurs et le personnel de soutien.

Remerciements

Ce document a été rédigé grâce à la contribution de Michele Wiens (CCNSE) et de Lydia Ma (CCNSE).

 

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Annexe 1 : Méthode de recherche documentaire et termes de recherche

 

La spécialiste de l’information du CCNSE a réalisé une courte recherche documentaire en anglais dans les bases de données Ebscohost (Medline, Cinahl, Academic Search Complete, ERIC, etc.) et Google Scholar, sans limite de date ou de région. La bibliographie des principaux articles a permis d’obtenir plus d’information, et une recherche dans les publications des principaux auteurs du domaine a donné d’autres citations pertinentes. L’étude des principaux articles et de reportages répertoriant des flambées localisées associées aux arts du spectacle a fourni des détails sur les enquêtes.

Syntagmes de recherche : voici les combinaisons de variantes et d’opérateurs booléens utilisées :

(choir [chœur] OR choral OR chorale OR singers [chanteurs] OR chorister [choristes] OR band [groupe] OR opera [opéra] OR ensemble OR “musical group” [groupe musical] OR “music group” [groupe de musique] OR accompanist [accompagnateur] OR musician [musicien] OR instrumentalist [instrumentiste])

AND

(singing [chanter] OR sing [chant] OR vocal [vocal] OR vocalization [projection de la voix] OR rehearsal [répétition] OR audition OR voice [voix] OR “forceful exhalation” [forte exhalation] OR exhale [exhaler] OR “lung capacity” [capacité pulmonaire] OR speaking [parler] OR “speaking loudly” [parler fort] OR eject [éjecter] OR “forced Expiratory Volume” [volume respiratoire maximal] OR yelling [crier] OR screaming [hurler] OR sharing [partager])

(aerosol [aérosol] OR aerosolization [aérosolisation] OR aerosolization [aérosolisation] OR droplet [gouttelette] OR crowding [foule] OR ventilation OR expel [expulser])

(predisposition [prédisposition] OR vulnerability [vulnérabilité] OR laryngeal [laryngé] OR illness [maladie])

AND

(transmission OR transmit [transmettre] OR infect [infecter] OR infectious [infectieux] OR infectiousness [infectiosité] OR infectivity [infectivité] OR illness [maladie] OR virus OR viral OR influenza [grippe] OR airborne [aéroporté] OR expelled [expulsé] OR propel [propulser] OR “Upper respiratory tract infections” [infections des voies respiratoires supérieures] OR respiratory [respiratoire] OR sick [malade] OR sickness [maladie] OR epidemiology [épidémiologie] OR outbreak [flambée] OR “case report” [étude de cas])

(“seating arrangement” [disposition des sièges] OR practice [pratique] OR “wind instrument” [instrument à vent] OR woodwind [instrument à vent] OR brass [cuivre] OR oboe [hautbois] OR flute [flûte] OR clarinet [clarinette] OR saxophone OR bassoon [basson] OR recorder [flûte à bec] OR trumpet [trompette] OR trombone OR euphonium OR tuba)

(“social connection” [relations sociales] OR “connectedness” [interconnectivité] OR bonding [tisser des liens] OR socialization [socialisation])

(coronavirus OR ncov OR "novel cov” [nouveau cov] OR COVID-19 OR SARSCOV-2 OR Sars-Cov-19 OR SarsCov-19 OR SARSCOV2019 OR "severe acute respiratory syndrome cov 2" [syndrome respiratoire aigu sévère cov 2] OR "2019 ncov” OR "2019ncov”)

 

(dance [danse] OR ballet OR play [pièce] OR theatre [théâtre] OR theater [théâtre] OR hall [salle] OR audience [public] OR workout [entraînement] OR karaoke [karaoké])

(class [cours] OR classes [cours] OR studio OR show [spectacle] OR performance [représentation] OR audition OR practice [répéter] OR practise [répéter] OR rehearse [répéter] OR rehearsal [répétition] OR “performing arts” [arts de la scène])

(“live music” [prestation musicale] OR orchestra [orchestre] OR opera [opéra] OR operetta [opérette] OR festival OR “stage show” [spectacle sur scène] OR musical [musical] OR venue [salle] OR “art group” [groupe artistique] OR concert)

(dancer [danseur/danseuse] OR performer [artiste] OR cast [distribution] OR crew [équipe technique] OR ballerina [danseur/danseuse de ballet] OR actor [comédien/comédienne] OR musician [musicien/musicienne])

(Mariinsky OR Petersburg [Pétersbourg] OR Bolshoi [Bolchoï] OR Moscow [Moscou])

(fitness [mise en forme] OR exercise [exercice] OR zumba OR aerobics [aérobie] OR workout [entraînement] OR disco OR jazzercise OR danceworks [exercices de danse])

("fitness center" [centre de mise en forme] OR "fitness centre" [centre de mise en forme] OR "fitness facility" [installation de mise en forme] OR "fitness facilities" [installations de mise en forme] OR gymnasium [gymnase] OR gym)

("dance event" [événement de danse] OR nightclub [boîte de nuit] OR "night club" [boîte de nuit] OR nightlife [vie nocturne] OR "night life" [vie nocturne] OR lounge [salon] OR hookah [chicha] OR bar OR karaoke [karaoké] OR "after hours" OR partiers [fêtards] OR bar OR pub OR legion [légion] OR tavern [taverne] OR festival)

AND

(cardiovascular [cardiovasculaire] OR volume OR lung [poumon])

(aerosol [aérosol] OR aerosolization [aérosolisation] OR aerosolization [aérosolisation] OR droplet [gouttelette] OR crowding [foule] OR ventilation OR expel [expulser])

(predisposition [prédisposition] OR vulnerability [vulnérabilité] OR laryngeal [laryngé] OR illness [maladie])

AND

(transmission OR transmit [transmettre] OR infect [infecter] OR infectious [infectieux] OR infectiousness [infectiosité] OR infectivity [infectivité] OR illness [maladie] OR virus OR viral OR influenza [grippe] OR airborne [aéroporté] OR expelled [expulsé] OR propel [propulser] OR “Upper respiratory tract infections” [infections des voies respiratoires supérieures] OR respiratory [respiratoire] OR sick [malade] OR sickness [maladie] OR epidemiology [épidémiologie] OR outbreak [flambée] OR “case report” [étude de cas] OR study [étude])

(coronavirus OR ncov OR "novel cov” [nouveau cov] OR COVID-19 OR SARSCOV-2 OR Sars-Cov-19 OR SarsCov-19 OR SARSCOV2019 OR "severe acute respiratory syndrome cov 2" [syndrome respiratoire aigu sévère cov 2] OR "2019 ncov” OR "2019ncov”)

 

ISBN 978-1-988234-44-1
Citation O’Keeffe, J. COVID-19 Risks and precautions for the performing arts. Vancouver, BC: National Collaborating Centre for Environmental Health. 2020 Sep.
Publication Date Sep 23, 2020
Auteur Juliette O’Keeffe